L’Amour est cerise

SENTIMENTALITE 39 Comments »

Parce qu’il y a des jours où le coeur s’envole, qu’il s’immobilise dans le ciel, qu’il vous fait la nique, qu’il joue avec le soleil, qu’il vous abandonne un peu, juste le temps pour vous d’apprendre  à l’apprivoiser à nouveau…

Ne pas avoir peur, le laisser filer un peu tout là haut, léger et indomptable.

Il revient toujours…

*

Et il est revenu, il s’est posé contre la fenêtre et il a cru que je ne l’avais pas vu !

Observé, juste une ombre qui se tord, qui ondule et qui semble me faire signe…

Mon regard s’approche, le vert sombre de mes yeux s’habitue à ce fantôme et mon âme toute entière est en émoi.

Qu’il reste, juste un peu et ne pas demander plus…

*

Penser à lui qui s’est sauvé, qui s’est caché !

Lui laisser croire quelques instants, quelques années…

Jouer l’indifférent avec les Rois et les Valets.

Tapisser sa vie d’autres  envies, feindre le manque de lui…

S’amuser un peu, beaucoup, à la folie !

*

Prendre ce coeur pour ce qu’il est vraiment…

Attachant, surement !

Les années passent, il mûrit comme la cerise, il se gonfle de sucre, à le goût des surprises…

Il faut rester gourmand pour ne pas se lasser, j’ai donc décidé de ne pas le lâcher !


Douce journée aux Valentine et Valentin…

Je vous embrasse !



L’art du peu

JOURNAL 10 Comments »

Tout ce dont vous avez besoin est en vous et attend l’occasion de se déployer et de se révéler.

Tout ce que vous devez faire, c’est faire silence et prendre le temps de chercher ce qui se cache en vous, et vous le trouverez sûrement.

EIlenn Caddy


Il y a celui qui consomme le temps, qui ne le mâche pas et qui l’avale goulûment, sans en sentir le goût !

Il y a celui qui le déguste, qui le fait languir de plaisir, qui le caresse avec les lèvres…

La qualité qui doit faire face à la quantité !

Rougir avec les yeux, sans parler, se taire pour mieux entendre, faire la sourde pour mieux voir.

Faire valser les étiquettes, faire des petits pas, des petits gestes, lambiner…

Savoir faire la vache qui regarde passer les trains n’est pas une mince affaire !

S’économiser, c’est ouvrir plus grande son envie, prendre dans ses ailes le plus important, le plus exaltant…

Ne plus courir conserve le désir !

Depuis toujours je pratique l’art du peu, mais je ne le savais pas.

Le pas justement, chez moi il devient feutré, il glisse comme une anguille, il n’a pas envie de se faire entendre et pourtant bien souvent il accompagne un écho.

L’air de rien, je décortique la vie sans faire de bruit…

Peut-être un tout petit, petit…

Jolie semaine à vous, au rythme du plaisir partagé…


Nuit blanche

SOURIRE 9 Comments »

La Grasse Matinée par  Ramon Casas, 1900

Ma sieste se termine !

Depuis le 15 décembre deux billets seulement, mais c’était pour la bonne cause :)

Emploi du temps chargé !

Lundi, lecture blogamis, Mardi nouveau billet, Mercredi sera un autre jour :)

Depuis ce matin, courses de luges dans ma rue parce que très, très, très en pente !

Pas de remontées mécaniques :)

Je vous embrasse et je vous souhaite un bon début de semaine, avec où sans neige, mais toujours avec amour !


Halmsyne La découverte

SOUVENIRS IMAGINAIRES 11 Comments »

Nos pas crissaient sur le sable sec, mes mains tenaient leurs mains, je n’avais plus peur.

J’avais failli tomber plusieurs fois, surtout en escaladant la Roche du  Gresay, et ma mère m’avait saisie par la taille pour me poser sur les épaules de mon père.

Nos yeux aussi étaient secs, la chaleur et ce sable que le vent d’Autan éparpillait jusqu’à sous nos vêtements.

Des tuiles canal, un tilleul  et deux figuiers, nous étions arrivés.

Halmsyne nous observait, bouche-porte fermée et yeux-volets entrebâillés.

Silencieuse et fière, elle nous impressionnait un peu, sans doute l’habitude du bleu ardoise brillant de pluie.

Ici, la terre était orange, comme les toits, comme l’écorce des arbres, comme la peau de ceux qui nous avaient guidés, des paysans mains rêches et sèches.

Et ce vent, presque un sirocco disait mon père.

Sa chemise était trempée de sueur, les joues de ma mère cramoisies et la petite fille fixait ce paysage comme le chat sa proie.

Je savais déjà qu’ici je n’aurais plus mal, plus froid et je m’appropriai Halmsyne.

Nos pas crissaient sur le sable sec,  je pouvais lâcher leurs mains, je n’avais plus peur…

Nous étions chez nous.


Virginie Rossetti, décembre 2011



Parce qu’il suffit de presque rien, du parfum de la joue qui s’approche du cou, de la lumière entrecroisée dans la forêt, du chant d’un premier coucou voleur mais annonciateur du printemps…

D’un mot parfois accompagné d’une voix, d’un soupir.

Et puis des lettres, noires et épaisses sur un fond blanc, un alphabet pas comme les autres.

Des signes qui se chevauchent, s’arcboutent en une sorte d’hiéroglyphe  malin et je ne suis pas Champollion !

Pour chasser les intrus et les vilains robots, certains hébergeurs de blogs inventent des jeux, comme d’autres des souvenirs…

Il y a quelques semaines, pour valider un commentaire, un mot à recopier

HALMSYNE

Coup de foudre, et je savais déjà qu’il n’existait pas, pas encore…

Vite dans ma mémoire, vite une recherche.

Même pas caché, pas encore né !

Je ne l’ai pas volé, il est venu vers moi, il devait avoir confiance  et savoir ce que j’en ferais…

C’est le destin qui à fait que nous nous rencontrions, mon imagination à fait le reste.

Il est beau n’est ce pas ce HALMSYNE

Tout de suite j’ai su.

J’ai vu qu’il serait un lieu, une enclave, j’ai senti son souffle et j’ai vu son sourire.

HALMSYNE, mon havre de paix…

Illustration, Keira Knightley dans Orgueil et préjugés, de Joe Wrigth ( 2006)

D’après le livre de Jane Austen


Autour d’un ballon rond

SOUVENIRS IMAGINAIRES 6 Comments »

Ce samedi soir d’été, la température est agréable…

Cette soirée Lilloise s’annonce bien !

Rendez vous chez mon frère…

Je suis arrivé de Paris en fin de matinée avec mon petit fils « par procuration », l’ainé…

Depuis peu, il apprécie le foot, mais il n’aime pas en jouer.

Après la déconvenue de la coupe du monde mon frère était totalement désabusé mais l’excellente saison du Losc (championnat + coupe de France) l’a remis de bonne humeur.

Avec son second fils nous partons prendre le vétéran.

Papa n’a pas mis les pieds au stade depuis…oups…plus de 50ans, à  l’époque où Roubaix tenait la vedette sur Lille, archiviste, à vos cahiers !!

Grand moment d’inter génération, d’acceptation de la recomposition de la famille….avec chacun un objectif : voir un bon match…

Preuve que le sport peut réunir, même si l’exemple contraire est souvent montré :)

Quel que soit le résultat, le match aura été superbe !

Francis, décembre 2011


Merci à toi Françis d’avoir joué le jeu !

Rassemblement de la famille autour d’un ballon, qu’il soit rond où ovale, qu’importe :)

Je sais maintenant quel est ton sport préféré !

Dans ma blogoliste, Françis  est dans la catégorie Récréation et si vous passez chez lui vous comprendrez pourquoi :)

Humour et voyage aussi !

Je vous souhaite une belle journée et attention, le prochain souvenir sera le mien !

Rien sans amour et sans humour :)

Toutes les photos sont extraites du film de J J Annaud, Coup de tête avec Patrick Dewaere.


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