04 fév 2010

Les 400 coups !

Posté par Zélie

Mes 400 coups !

Enfin pas tout à fait, les miens resteront encore secrets…

Mais ceux d’une fille dans les années 80, héroïne d’un feuilleton ou plutôt d’une série pour parler à ma génération de lecteurs de moins de 30 ans !
C’est la deuxième diffusion qui me l’aura fait découvrir….
Je suis tombée toute de suite sous le charme de cette jolie brune qui courrait partout, à qui il arrivait des aventures rocambolesques et qui répondait au doux prénom de Virginie !

La belle comédienne, c’était Anicée Alvina…
Des souvenirs pour certain, et pour les autres une inconnue et pourtant…
Son prénom très beau et très rare me disait quelque chose !
Anicée était une actrice confirmée avec déjà une belle filmographie derrière elle….

Le lien pour voir le générique !

Deux films marqueront les années 70…

Avec Alain Robbe-Grillet,  l’Ecrivain et Scénariste, Glissement progressif du plaisir en 1974 et dont les Editions de Minuit ont édité le Texte-Scénario.

Le livre comporte 56 photos du film réalisé par l’auteur.



Une jeune fille Alice est accusée du meurtre de son amie Nora et est enfermé dans une prison pour adolescente tenue par des religieuses.

Jusque là, une histoire !
Mais comme c’est Robbe-Grillet qui nous la raconte vous imaginez bien que cet adepte de l’érotisme poussé et du sado –masochisme qu’il pratique avec son épouse l’Ecrivaine Catherine Robbe-Grillet, va nous emmener ailleurs, dans des fantasmes blancs et rouges sang, des supplices, des humiliations….

Le couple Robbe-Grillet pendant le tournage du film en 1974

Je vous invite à lire le synopsis du film qui vous donnera surement envie de lire, de relire, de voir et de découvrir….
C’est ICI et vous pourrait aussi lire les critiques très élogieuses de cette œuvre, et pourtant nous sommes en 1974 !
Les acteurs entourant l’actrice vous les connaissez bien, Trintignant, Lonsdale, Hupert…..

Anicée Alvina photographiée par Alain pendant le tournage

mais il faudra cliquer pour allez voir ICI
Pas de scènes pornographiques mais des jeunes filles nues et une religieuse….

Cette année là, Anicée fera la couverture du magasine LUI….

Autre film à revoir et aussi un livre à découvrir….
Françoise Mallet-Joris à 21 ans en 1951 lorsqu’elle publie son premier roman « Le rempart des Béguines ».
Et là aussi, je vous laisse imaginer le tollé et le scandale qui ont entouré ce livre à sa sortie !

L’histoire d’une toute jeune fille de 15 ans, Hélène qui va devenir l’amante de Tamara, la maitresse de son père…

Le mot Lesbienne ne sera même pas prononcé dans le livre et Homosexuelle le sera une seule fois….
C’est Guy Casaril en 1972 qui adaptera le roman pour le cinéma et c’est bien sur Anicée qui deviendra Hélène et Nicole Courcel, Tamara.

Ce livre m’a touché, m’a surpris aussi parce que lu très jeune…

Juste une phrase,

« Il y avait quelque chose d’effrayant dans mon attirance pour Tamara, quelque chose de semblable à mon désir de vide en me penchant par la fenêtre, ou à celui de rencontrer en nageant dans le lac le tourbillon dangereux, « pour voir »….

Une Anicée peut en cacher une autre, comme une Virginie à vraie dire !

Anicée Shahmanesh est décédée le 10 novembre 2006 et elle n’avait que 52 ans…

Un bel hommage lui est rendu ICI et vous découvrirez les dizaines de films sur lesquels elle a travaillé, une belle carrière….

Les années 70 sont les années de mon adolescence, celle d’une petite jeune fille curieuse et chacun d’entre nous les a vécus d’une façon si différente…
A la maison, personne ne parlait de sexualité et je me souviens de la revue Mlle Age tendre qui pendant six mois proposaient à ses lectrices assidues un petit encart rouge, fermé par des pointillés qu’il fallait déchirer…
Chaque mois, un petit cours d’éducation sexuelle !
Je ne vous cache pas que les dessins étaient très approximatifs et pas de photos vous vous en doutez…
Et puis les copines à l’école, parce que seulement des filles, école privée oblige….
Je me souviens de mes premiers émois avec David Hamilton, ce célèbre photographe du flou, du très flou et surtout des très jeunes filles…
Pas tout à fait innocent cet homme là quand même et pourtant tout passe sous le cachet de l’artistique !
Des photos aussi des deux films précités, observées en cachette dans ma chambre fermée à clef…
Mais les images pour plus tard, dans les années 80 et sur Canal !

L’érotisme semblait ne pas se cacher, les jeunes après mai 68 avaient trouvé une nouvelle liberté….
En 1972 le film Faustine et le Bel été me fit m’identifier à l’héroïne !
Nina Companeez venait de faire cavalier seul et ce premier film sans Michel Deville n’eu pas de si bonnes critiques que les précédents !
Film niais, désuet, hamiltonien….
Pourtant dans l’air du temps, et bien sur l’érotisme était doux, un peu façon sépia, mais pas si lisse que cela !
Muriel Catala inconnue jusqu’alors faisait la couverture de tous les magasines et bien sûr celle de Mlle Age tendre !

Une histoire simple, une jeune fille en vacances, des voisins qu’elle va observer, qu’elle va réussir à rencontrer et puis le jeu de l’amour et du hasard comme chez Deville, chez Rhomer….
Séduire les garçons et puis le père….

Mais gentillet tout ça, juste ce qu’il faut de raisonnable et la perversité de Faustine est mutine, très comme il faut …
Seulement avec les yeux, et puis plus tard avec le corps !

En mémoire me reste cette scène ou la pluie fait violence et où Faustine de dévêtis et plonge dans la rivière…
Quand elle ressort, elle s’allonge dans l’herbe et surgit alors Julien le beau quadragénaire et propriétaire de la maison….
Et là, j’attendais quelque chose de fou, de terrible !
Je voulais qu’il la prenne dans ses bras, qu’il la fasse tomber par terre, enfin qu’il lui saute dessus !
Et bien non, restons courtois et l’homme recouvrira ce corps parfait de son imperméable et c’est tout…. Je restais sur ma faim et le regard de Maurice Garrel me fit longtemps imaginer des moments bien plus intimes, seule dans mon lit…
J’ai longtemps rêvé que pour « ma première fois » ce serait Lui, mais hélas je ne l’ai jamais rencontré….
Ha, ces fantasmes de jeunes filles en fleurs !

Nina Companeez faisait débuter d’autre acteurs, tous très jeunes !
Isabelle Adajani, Nathalie Baye, Isabelle Hupert, les deux Jacques, Weber et Spiesser et encore tout gamin avec un look à la Julien Clerc, Francis Huster….

Quelques minutes du film  Adajani et Spiesser et pendant quelques secondes la très belle Muriel Catala…

Encore un souvenir diffue, celui d’une émission de télévision ou Cat Stevens interprétait My Lady D’Arbanville et pour illustrer le « clip » on avait installé Muriel Catala , mini-robe et botte en cuir, sur un grand tabouret !
Je vous reparlerai de ce chanteur plus tard, parce qu’avec d’autres, ses photos tapissaient les murs de ma chambre….

Petite nostalgie qui ne va pas s’arrêter là, très envie de reprendre de temps en temps le chemin de mes années d’adolescences…

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01 fév 2010

Des mois et des couleurs…

Posté par Zélie

Le mois de Janvier se termine et je retrouve un peu d’élan !
Mais voilà, Février ne m’inspire guère….
J’attends Mars avec impatience, pas seulement parce que le printemps pointera le bout de son nez le 20 au matin, mais parce que ce début d’année me rends trop nostalgique…
Si ma mémoire pouvait devenir sélective pour une fois, et passer au-delà des souvenirs, les laisser se reposer un peu…
J’essaie pourtant de bien fermer la boite, et à clef mais rien n’y fait et chaque matin je me retrouve aussi démunie que la veille …
Des idées, des choses et même des belles plein la tête et pourtant aucune envie de les partager…

Mais une vie de marmotte, n’est pas une vie !
Pas ma vie en tout cas, alors je me secoue, je m’ébroue et je m’éclabousse et je m’en prends plein la figure !
Ne dit on pas que l’on est toujours mieux servie par soi même…
Ca tombe bien, car être ou devenir soi mais en mieux devrait être mon leitmotiv cette année…
Aujourd’hui, premier jour d’un mois encore un peu froid et rugueux essayons de faire exploser la couleur, de mélanger les genres, d’explorer le mouvement, de faire des tours de passe passes et de laisser surgir le diable de sa boite !

D’abord avec Mario Zampedroni le peintre Italien !
Peut-être que certains ne le connaissent pas encore et j’avoue que je ne l’ai découvert qu’en 2008….
Vous allez surement me dire que ses toiles n’iront jamais à Orsay, et alors qu’est ce que cela peut faire !

Vivre son art n’implique pas toujours d’être surexposé, d’être poussé gentiment ou pas d’ailleurs sous les projecteurs de la notoriété !
Le plaisir, j’aime le plaisir…
Celui qui peut me faire goûter des yeux un mets particulier, me transporter au-delà des mots, me faire croire aux étoiles, me faire nager dans l’euphorie et l’optimisme !

Et cet Italien y parvient et ça me plait bien…

Haut les cœurs, savourons le délice des fleurs, le parfum des couleurs et enivrons nous de ces rouges et de ces bleus qui nous font crépiter de bonheur !
Vive la vie, jetons nous à corps et cœurs perdus dans une béatitude proche de l’extase et essayons de toucher les tableaux, de se mettre de la peinture sur les doigts et de ne pas avoir peur de savourer notre plaisir…

Lorsque nous prends l’envie de dévorer un gâteau à la crème, tout le charme n’est t-il pas dans la découverte avec les yeux et ensuite avec les doigts, parce que c’est meilleur quand c’est volé…

Je n’aime pas les œuvres froides, celles qui espèrent mettre une distance entre elles et leurs admirateurs !
Je préfère la toile qui se met à ma portée, celle que j’ai envie de caresser, de pénétrer, de respirer… Celle qui me demande de m’approcher pour mieux m’en imprégner, celle qui n’aura pas peur de mes soupirs doux ou durs…
La franche qui garde tous ses mystères mais qui nous offre l’essentiel, son amour de se faire aimer…

Je vous conseille vivement d’aller faire un petit tour chez elle, chez cette femme qui cuisine, qui vogue sur les bateaux, sur sa moto et qui écrit, écrit… Et qui respire sa vie pour mieux nous la faire partager et devinez quoi ?

ELLE PEINT

Dans un billet magnifique, elle nous fait partager son amour du pinceau, de la toile, et de vous en parler j’ai déjà les mains qui transpirent la couleur, la couleur de la vie…
Elle à même inventé une couleur, le BLEU TIFFEN

Avant de vous quitter aujourd’hui, une petite pensée pour un homme qui est partie dimanche…
Il est comédien, j’aimais sa voix, sa belle personnalité et son grand talent…
Je le suivais depuis très longtemps, Pierre Vaneck….

Art, une pièce de Yasmina Reza que j’ai eu la chance de voir dans les années 90, il était accompagné de Pierre Arditi et de Fabrice Luccini…

DERNIERE MINUTE A 9 heures et 14 minutes, Lundi 1er Février, c’est toi YSA qui est le 2000e commentaires !
Merci !

22 jan 2010

Toujours en pause….

Posté par Zélie

Je continue ma petite pause…
Et je reviens bientôt…
Mais je vais prendre mon temps pour vous lire !

Je vous embrasse tous très fort…

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